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Desserts

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Copulettas di Orgosolo. Foto di Renato Brotzu, da Sardegna Digital Library

La production de pâtisseries sardes est étroitement liée aux rythmes rituels des fêtes et des occasions collectives. Contrairement aux traditions gastronomiques d'autres régions italiennes, où la pâtisserie relève principalement de la convivialité, elle est ici indissociable de moments précis : fêtes religieuses, cérémonies marquant les étapes de la vie (naissances, mariages, rites funéraires), mais aussi fêtes agricoles et pratiques dévotionnelles locales.

Ce lien étroit entre le produit et l'occasion de consommation influence largement les caractéristiques formelles, le choix des matières premières et la répartition géographique des produits. Sur le plan technique, la pâtisserie sarde ne requiert pas d'outillage complexe mais se distingue par la précision des gestes manuels, tels que le travail de la pâte d'amande, le façonnage à la main et la décoration au moyen de glaçages colorés. La répartition géographique témoigne d'une spécialisation marquée selon les centres de production : citons les *gueffos* d'Ozieri (pâte d'amande parfumée à l'eau de fleur d'oranger), le nougat de Tonara (à base de miel d'arbousier, de blanc d'œuf et de noix ou d'amandes), ainsi que les *tilicas* de la région d'Oristano et les *copulettas* de la Barbagia. Ces exemples illustrent une grande diversité typologique et une forte spécificité locale, ancrées dans des filières d'approvisionnement et des savoir-faire artisanaux enracinés dans le territoire.

Malgré les différences typologiques notables entre les zones géographiques, les ingrédients de base restent sensiblement les mêmes. Parmi les plus courants, on trouve les amandes, le miel, le saindoux, la *sapa* (moût de raisin cuit), les fromages frais, les œufs, les zestes d'orange ou de citron et le safran. L'usage de l'amande est d'une grande diversité : elle sert de matière première aussi bien pour des préparations élaborées — telles que les *candelaus*, pâtisseries cérémonielles en pâte d'amande destinées aux mariages et aux fêtes solennelles — que pour des créations plus simples, comme les *amaretti*.

Les produits laitiers locaux sont également très utilisés : les *pardulas* (aussi appelées *casadinas* dans certaines zones du nord de la Sardaigne et du Campidano) se composent d'une enveloppe en pâte de semoule et d'une farce à la ricotta ou au fromage frais, aromatisée au safran et au zeste d'agrume ; quant aux *seadas*, frites et nappées de miel amer ou de sucre, elles associent pâte de semoule et fromage frais légèrement acidulé.

Par sa structure et sa fonction, la catégorie des *papassinas* se distingue des autres : ces biscuits à base de noix, de raisins secs et d'autres ingrédients secs sont préparés pour la commémoration des défunts et offerts en cadeau au sein du voisinage, témoignant ainsi des liens de proximité.

 

Bibliographie

U. Dessy, Sardegna: segni della cultura popolare. Quartu Sant’Elena, Alfa Editrice, 1983.
Pani. Tradizioni e prospettive della panificazione in Sardegna. Nuoro, Ilisso, 2005.
La cucina delle festività religiose. Milano, Accademia Italiana della Cucina, 2010, pp. 343-360.
Dolci in Sardegna. Storia e tradizione. Nuoro, Ilisso, 2011.
G. Marongiu, Mandigos, gustos e licanzas. Selezione di ricette della tradizione orale della Sardegna. Vol. 1, Cagliari, Agenzia LAORE, 2020, pp. 1-5.
S. Paulis, Dolci in Sardegna. Nuoro, Ilisso, 2024.

Ingredienti per la preparazione delle seadas. Foto di Renato Brotzu, da Sardegna Digital Library
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Les matières premières de la pâtisserie sarde
La pâtisserie traditionnelle repose sur des ingrédients liés à l'économie agro-pastorale locale.
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Dolci di pasta di mandorle. Foto di Elisabetta Messina, da Sardegna Digital Library
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Les décorations dans la pâtisserie sarde
Dans la pâtisserie sarde, la décoration rend le gâteau reconnaissable au sein d'un système de signes partagé par la communauté.
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Dolci di pasta di mandorle. Foto di Elisabetta Messina, da Sardegna Digital Library
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Gâteaux aux amandes
L'amande est la matière première la plus répandue dans la pâtisserie sarde, dont l'usage est attesté depuis l'époque des condaghes.
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Amaretti Sardi. Foto di Davide Matta, da Sardegna Digital Library
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Les photos de Magnum
Les amaretti comptent parmi les pâtisseries aux amandes les plus répandues sur l'île, et leur consommation varie des cérémonies familiales à la vie quotidienne.
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Anicini. Foto di Antonio Cossu, Laore Sardegna
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Biscuits à l'anis
Les anicini s'inscrivent pleinement dans le rituel du cumbidu, cette offre de nourriture et de boissons aux invités qui franchissent le seuil de la maison.
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Aranzada barbaricina. Foto di Renato Brotzu, da Sardegna Digital Library
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S'Aranzada
L'aranzada est la pâtisserie emblématique par excellence, associée au rituel du mariage, aux baptêmes et aux fêtes solennelles.
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Bianchittos e sospiri. Foto di Regione Autonoma della Sardegna, da Sardegna Digital Library
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Bianchittos
Au sein d'un système festif rigoureux, les *bianchittos* incarnent la quintessence de la pâtisserie de cérémonie.
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Biscotti tipici di Fonni. Foto di Renato Brotzu, da Sardegna Digital Library
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Biscuits de Fonni
Fonni, commune du Gennargentu, est un important centre de production d'un type traditionnel de biscuit sarde.
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Candelaus. Foto di Giorgio Moro, Laore Sardegna
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Candelaus
Les candelaus appartiennent à la catégorie des druccis finis, la pâtisserie fine de la tradition campidanaise.
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Preparazione della carapigna ad Aritzo. Foto di Massimiliano Curreli, da Sardegna Digital Library
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Sa Carapigna
Le sorbet à base de glace, de sucre et de citron trouve son origine dans la domination ibérique de l'île, entre les XVe et XVIe siècles.
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Caschettas di Mamoiada. Foto di Renato Brotzu, da Sardegna Digital Library
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Caschettas
Les caschettas constituent une famille de pâtisseries à base de pâte feuilletée fourrée, répandue dans toute la Sardaigne sous diverses appellations locales.
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Preparazione dei ravioli. Foto di Comune di Baradili, da Sardegna Digital Library
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Coccias de casu
De l'économie pastorale du Sulcis naît une variété de raviolis sucrés frits, fourrés au fromage de chèvre frais légèrement acidulé.
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Copuletta di Orgosolo. Foto di Renato Brotzu, da Sardegna Digital Library
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Copulettas
Ozieri, dans le nord de la Sardaigne, est le principal centre de production de ce type très répandu de pâtisserie de cérémonie.
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Casadinas di Sarule. Foto di Renato Brotzu, da Sardegna Digital Library
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Formaggelle
Les formaggelle constituent une famille de pâtisseries pascales répandues dans toute la Sardaigne, à base de fromages de brebis ou de chèvre.
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Gattò de mendula. Foto di Regione Autonoma della Sardegna, da Sardegna Digital Library
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Gattò de mendula
Le croquant aux amandes caramélisées trouve ses origines dans l'Antiquité, reposant sur des préparations à base de fruits secs torréfiés et de miel ou de sapa.
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Gueffus. Foto di Anna Maria Soddu, Laore Sardegna
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Gueffus et Sospiri
Ces pralines à base de pâte d'amande sont offertes à l'occasion de mariages, de baptêmes, de fiançailles et de fêtes religieuses.
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Mostaccioli. Foto di Rita Murgia, Laore Sardegna
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Les photos de Magnum
« Être en place, être là parce que tu le voulais » (Marc Riboud). « Un photojournaliste n'est rien s'il n'a pas ses négatifs » (Robert Capa).
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Origliettas. Foto di Marcello Pau, Laore Sardegna
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Origliettas (ou orilletas)
À base de pâte frite nappée de miel, ce dessert trouve son origine à l'époque de la domination espagnole et est répandu dans le nord de la Sardaigne.
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Pani ‘e saba con noci. Foto di Renato Brotzu, da Sardegna Digital Library
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Pani ‘e saba
Le moût de raisin est l'ingrédient principal de ce gâteau typique de la période de la Toussaint et de la Commémoration des défunts.
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Papassinos. Foto di Regione Autonoma della Sardegna, da Sardegna Digital Library
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Papassinos
De forme losangique, ces pâtisseries tirent leur nom de la papassa ou pabassa - le raisin sec -, ingrédient caractéristique du produit.
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Pardulas. Foto di Elisabetta Messina, da Sardegna Digital Library
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Pardulas
Répandu dans le Campidano de Cagliari, c'est une variante locale des formaggelle à base de ricotta de lait de brebis.
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Candelaus. Foto di Giorgio Moro, Laore Sardegna
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Petits gâteaux aux amandes
Pâtisseries de cérémonie composées d'une pâte feuilletée, d'une garniture moelleuse à base d'amandes et d'un glaçage royal.
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Pirikitos. Foto di Comune di Seulo, da Sardegna Digital Library
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Pirikitos
Petits biscuits ronds, vides ou fourrés, originaires du sud de la Sardaigne mais aujourd'hui répandus dans toute l'île.
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Pistiddu. Foto di Renato Brotzu, da Sardegna Digital Library
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Pistiddu
Traditionnellement préparé à l'occasion de la fête de saint Antoine le Grand, il est répandu dans la Barbagia et la région de Nuoro.
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Preparazione delle sebadas. Foto di Elisabetta Messina, da Sardegna Digital Library
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Sebadas
Gâteau traditionnellement préparé par les femmes de la maison pour accueillir les bergers à leur retour de transhumance, à Noël ou à Pâques.
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Torrone di Tonara. Foto di Renato Brotzu, da Sardegna Digital Library
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Nougat
Spécialité locale de Tonara, dans la Barbagia di Belvì, le nougat est produit sur l'île depuis la seconde moitié du XIXe siècle.
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Connaissances

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Dolci di mandorle

La mandorla è la materia prima più diffusa della pasticceria sarda. La sua presenza nell'isola è documentata almeno dall'epoca dei condaghe la sua importanza è confermata da diversi toponimi del Campidano quali Mendula, Ienna de Mendula, Curria de la mendula. Tale diffusione è dovuta alla compatibilità tra il mandorlo e il clima mediterraneo dell'isola e la sua coltivazione non è mai stata abbandonata, anche se oggi la produzione locale non è sufficiente a coprire il fabbisogno dell'intera filiera dolciaria. La tecnica della pasta di mandorle - ottenuta per macinazione del seme con zucchero e aromatizzata con acqua di fiori d'arancio - ha origine arabo-iberica e raggiunse la Sardegna durante il periodo della dominazione spagnola, inserendosi in una tradizione di lavorazione del frutto già consolidata. Da questa tecnica di base derivano le tipologie più diverse, distribuite geograficamente e differenziate per forma, cottura e finitura. I gueffus (conosciuti anche come guelfos nel Nuorese e sospiri in area logudorese) sono piccole praline di pasta di mandorle modellate a mano, avvolte in carta velina colorata. L'impasto è composto da mandorle macinate finemente, zucchero cotto in sciroppo, acqua di fiori d'arancio e scorza di limone. La superficie esterna viene arrotolata nello zucchero semolato. I sospiri di Ozieri, si distinguono per l'aggiunta di miele nell'impasto, la copertura con glassa bianca e la forma è più schiacciata rispetto alla controparte campidanese. I candelaus, diffusi nel Campidano, appartengono alla categoria dei druccis finis (pasticceria fine) per la complessità della lavorazione e della decorazione. Sono formati da un involucro sottile di pasta di mandorle che racchiude un ripieno morbido aromatizzato con acqua di fiori d'arancio, modellato in forme di cestini, animali o piccoli contenitori. La superficie è rifinita con glassa e decorata a mano con ghiaccia reale. Gli amaretti sono tra i dolci di mandorle più diffusi e accessibili. L'impasto prevede mandorle dolci e amare in proporzioni variabili, zucchero e albume d'uovo. Il retrogusto amaro è conferito dalla quota di mandorle amare e costituisce la caratteristica distintiva rispetto alle praline più dolci. I pistoccheddus, originari di Serrenti, sono biscotti a base di pasta di mandorle dalla consistenza più asciutta, completamente ricoperti di glassa bianca e decorati con palline colorate (tragera). Appartengono alla stessa famiglia dei dolci da cerimonia e sono preparati per battesimi, comunioni e matrimoni.   Bibliografia U. Dessy, Sardegna: segni della cultura popolare. Quartu Sant’Elena, Alfa Editrice, 1983.Dolci in Sardegna. Storia e tradizione. Nuoro, Ilisso, 2011.G. Marongiu, Mandigos, gustos e licanzas. Selezione di ricette della tradizione orale della Sardegna. Vol. 1, Cagliari, Agenzia LAORE, 2020.Mandorlicoltura in Sardegna. Le varietà autoctone della Sardegna. Cagliari, Agenzia LAORE, 2021, pp. 40-57.S. Paulis, Dolci in Sardegna. Nuoro, Ilisso, 2024.

Lisez tout Lisez tout La mandorla è la materia prima più diffusa della pasticceria sarda. La sua presenza nell'isola è documentata almeno dall'epoca dei condaghe la sua importanza è confermata da diversi toponimi del Campidano quali Mendula, Ienna de Mendula, Curria de la mendula. Tale diffusione è dovuta alla compatibilità tra il mandorlo e il clima mediterraneo dell'isola e la sua coltivazione non è mai stata abbandonata, anche se oggi la produzione locale non è sufficiente a coprire il fabbisogno dell'intera filiera dolciaria. La tecnica della pasta di mandorle - ottenuta per macinazione del seme con zucchero e aromatizzata con acqua di fiori d'arancio - ha origine arabo-iberica e raggiunse la Sardegna durante il periodo della dominazione spagnola, inserendosi in una tradizione di lavorazione del frutto già consolidata. Da questa tecnica di base derivano le tipologie più diverse, distribuite geograficamente e differenziate per forma, cottura e finitura. I gueffus (conosciuti anche come guelfos nel Nuorese e sospiri in area logudorese) sono piccole praline di pasta di mandorle modellate a mano, avvolte in carta velina colorata. L'impasto è composto da mandorle macinate finemente, zucchero cotto in sciroppo, acqua di fiori d'arancio e scorza di limone. La superficie esterna viene arrotolata nello zucchero semolato. I sospiri di Ozieri, si distinguono per l'aggiunta di miele nell'impasto, la copertura con glassa bianca e la forma è più schiacciata rispetto alla controparte campidanese. I candelaus, diffusi nel Campidano, appartengono alla categoria dei druccis finis (pasticceria fine) per la complessità della lavorazione e della decorazione. Sono formati da un involucro sottile di pasta di mandorle che racchiude un ripieno morbido aromatizzato con acqua di fiori d'arancio, modellato in forme di cestini, animali o piccoli contenitori. La superficie è rifinita con glassa e decorata a mano con ghiaccia reale. Gli amaretti sono tra i dolci di mandorle più diffusi e accessibili. L'impasto prevede mandorle dolci e amare in proporzioni variabili, zucchero e albume d'uovo. Il retrogusto amaro è conferito dalla quota di mandorle amare e costituisce la caratteristica distintiva rispetto alle praline più dolci. I pistoccheddus, originari di Serrenti, sono biscotti a base di pasta di mandorle dalla consistenza più asciutta, completamente ricoperti di glassa bianca e decorati con palline colorate (tragera). Appartengono alla stessa famiglia dei dolci da cerimonia e sono preparati per battesimi, comunioni e matrimoni.   Bibliografia U. Dessy, Sardegna: segni della cultura popolare. Quartu Sant’Elena, Alfa Editrice, 1983.Dolci in Sardegna. Storia e tradizione. Nuoro, Ilisso, 2011.G. Marongiu, Mandigos, gustos e licanzas. Selezione di ricette della tradizione orale della Sardegna. Vol. 1, Cagliari, Agenzia LAORE, 2020.Mandorlicoltura in Sardegna. Le varietà autoctone della Sardegna. Cagliari, Agenzia LAORE, 2021, pp. 40-57.S. Paulis, Dolci in Sardegna. Nuoro, Ilisso, 2024.

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