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Pablo Volta

Pablo Volta

Pablo Volta
Desulo, fête de Notre-Dame des Neiges. Photographie de Pablo Volta, 1956

Pablo Volta est né à Buenos Aires en 1926. À la fin de la Seconde Guerre mondiale, qui l'a vu comme un partisan du côté des Américains, il a rejoint son père journaliste à Berlin pendant quelques mois. Ici, il achète un appareil photo et prend ses premières photos, immortalisant la ville complètement dévastée par les bombardements.
De retour en Italie, il traite de sujets policiers pour des journaux tels que « Milano Sera ».
En 1950, il part pour Rome : à Cinecita, il collabore à quelques courts métrages et participe au tournage de « The White Sheikh » de Fellini.
Après cette période, avec son ami Franco Pinna et avec Plinio De Martiis, Caio Garrubba et Nicola Sansone, il a fondé les « Photographes associés », la première coopérative de photographes en Italie, une expérience qui s'est terminée au bout d'un an environ faute de moyens économiques.
En décembre 1954, intrigué par la célèbre « Enquête sur Orgosolo » de l'anthropologue sicilien Franco Cagnetta et par les problèmes liés au banditisme, il est arrivé en Sardaigne, à Orgosolo ; il y a découvert un nouveau monde, sanglant mais intact dans ses valeurs et ses traditions, qui le fascine toujours profondément.
En 1957, il s'est rendu à Mamoiada, où il a pris les premières photos du carnaval. Ceux-ci, avec ceux d'Orgosolo, constitueront l'appareil iconographique du volume « Bandits d'Orgosolo », la première édition de l'enquête de Cagnetta, publiée en France en 1963.
Ses images de la Sardaigne, avec celles de Lucania de Franco Pinna, ouvriront la voie en Italie à l'ethnophotographie, un genre jusqu'alors peu considéré mais qui sera largement diffusé dans les années à venir.
Après avoir déménagé à Paris, il continuera à travailler dans l'actualité pour des journaux, notamment pour « Il Mondo » de Pnunzio. Les portraits de célébrités du monde artistique et cinématographique réalisés durant cette période sont particulièrement intéressants. Après une longue expérience au siège de la RAI à Paris en tant qu'opérateur, son amour pour la Sardaigne et le muralisme sarde l'a amené à s'installer définitivement à San Sperate.

Mise à jour

31/3/2026 - 11:06

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