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L'architecture officielle

L'architecture officielle

L'architecture officielle
Carbonia, Théâtre Central. Photo de Massimiliano Frau, 2016, extraite du Catalogo BBCC RAS

Au début du fascisme, le retard de la Sardaigne était mis en évidence par la fragilité de la structure urbaine, réduite, selon le recensement de 1921, à une population extrêmement réduite de villes et à un pourcentage très élevé de résidents dans de très petites villes dispersées sur un territoire peu peuplé, vaste et mal desservi par des routes inadéquates.
Les événements de la capitale de la Barbarie, devenue en 1927 une « province du Littorio », illustrent l'évolution d'une petite ville vers une ville ayant besoin de bâtiments publics représentatifs, mais aussi de logements pour les nouveaux bureaucrates, qui ont complètement renouvelé son visage encore campagnard.
De même, Cagliari et Sassari ont également été incluses dans le groupe des nombreux plans réglementaires élaborés, mais souvent non mis en œuvre, en Italie au cours des vingt dernières années. En fait, la première loi d'urbanisme de l'État italien n'a été approuvée qu'en 1942 dans un pays aujourd'hui déchiré par la guerre, remettant en cause les nombreux plans déjà approuvés, y compris ceux de la Sardaigne.
De la même manière, le fascisme hérite de certains des problèmes non résolus de la ville « bourgeoise », qu'il s'agisse du contraste croissant entre le centre et la périphérie ou de l'attention portée à l'architecture individuelle avec peu d'intérêt pour le contexte.
La réponse du régime est une politique d'intervention basée essentiellement sur deux points : les concours pour les plans réglementaires, presque toujours voués à rester sans mise en œuvre et, en tout cas, loin de l'action démiurgique qui leur est assignée ; les interventions d'éviscération et d'amincissement pour la réhabilitation hygiénique du centre-ville.
Les résultats sont souvent répétitifs, comme on peut le constater en examinant rapidement les plans produits au cours de ces années, et sont essentiellement basés sur un réseau routier qui traverse le réseau existant, détruisant ou amincissant les bâtiments, avec pour conséquence le chevauchement des nouveaux, sans trop se soucier des anciens noyaux.

Mise à jour

1/12/2025 - 13:08

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