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Les sanctuaires

Les sanctuaires

Les sanctuaires
Fluminimaggiore, temple d'Antas, d'abord phénicien-punique puis romain. Photo d'Italo Zannier, extraite des ressources numériques Sardegna IDV

Outre les villes, la présence phénicienne en Sardaigne a été marquée par la création de nouveaux sanctuaires, la dimension du « sacré » étant l'un des éléments cruciaux qui contribuent à définir l'identité culturelle de chaque civilisation, en particulier dans le monde antique. Les zones sacrées devaient être présentes dans tous les centres urbains.
À l'heure actuelle, il n'est toutefois pas toujours facile d'identifier ces zones, principalement en raison de la continuité de la colonisation.
Les nécropoles faisaient également partie des espaces sacrés, comme en témoignent les signes éloquents des rituels religieux pratiqués à l'occasion des enterrements.
La fonction de « lieu sacré » de cet espace particulier du monde phénicien-punique représenté par Tofet est encore plus marquée, où le dépôt des cendres d'enfants morts (pour des raisons naturelles ou, selon une ancienne opinion, sacrifiés) au cours des toutes premières années de vie était accompagné d'un rituel qui doit également inclure le sacrifice d'animaux, comme le démontrent les données archéologiques.
Le soi-disant temple d'Antas (Fluminimaggiore) a dû revêtir une importance particulière. C'est un lieu de culte dédié à la divinité appelée « Sid Addir Babai » (rebaptisée plus tard dans le contexte romain « Sardus Pater Babai »), une divinité aux prérogatives saines, dont l'origine semble remonter à l'environnement nuragique puis s'est déplacée dans la sphère culturelle phénicienne-punique puis romaine.

Mise à jour

17/10/2025 - 12:31

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