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Littérature ibérique tardive

Littérature ibérique tardive

Littérature ibérique tardive
Sassari, cathédrale de San Nicola, aperçu du transept sud-sud-ouest. Photo de Pier Paolo Sanna, région autonome de Sardaigne

Au cours des deux derniers siècles, les classes dirigeantes de l'île se sont fortement hispanisées et les Piémontais ont du mal à s'y retrouver dans la réalité sarde.
L'espagnol persiste également dans les écrits religieux, souvent en alternance avec le sarde. C'est le cas de Giovanni Delogu Ibba, pasteur de Villanova Monteleone, dans son « Index Books Vitae », Maurizio Carrus, San Vero Milis, avec sa « Passion », de Gian Pietro Chessa Cappay, recteur de Borore, avec son drame sacré « Historya de la vida y echos de San Luxorio » et les paroles attribuées à Angelo Maria Carta de Cagliari.
Selon le professeur de littérature Giovanni Pirodda, « il faut toutefois souligner le traumatisme du passage forcé d'une zone d'influence linguistique et culturelle à une autre. En interrompant des processus désormais laïques... cela a profondément marqué une rupture dans la continuité historique, même si l'espagnol a longtemps survécu non seulement dans les communications habituelles, mais aussi dans les actes officiels et les célébrations ».
Le cas emblématique d'un intellectuel qui rejette la nouvelle donne est celui de Vicente Bacallar y Sanna (1669-1727). Cagliari, membre de l'Académie espagnole, a mené une belle carrière diplomatique au nom de la monarchie espagnole à laquelle il est resté fidèle malgré les revers politiques qui lui ont fait perdre sa souveraineté sur l'île. Il a écrit le traité « Monarquia Hebrew », un ouvrage historique, les « Commentarios de la guerra de Espaňa, y de su Rey Phelipe V el animoso... et le poème biblique « Los Tobias ».

Mise à jour

23/6/2026 - 15:34

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